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Anne
Boleyn était la deuxième femme d'Henri VII.
Quand il la fait exécuter en 1536, sa fille est
dans un premier temps écartée du trône et
déclarée illégitime. En 1544 pourtant, le
Parlem,ent la réhabilite et en fait
l'héritière du trône, ceci ne bouleversa pas
seulement sa vie privée mais aussi la vie
politique du royaume. Elisabeth a été élevée
dans la foi protestante et constamment combattue
par sa soeur Marie, catholique. Celle-ci ne put
pourtant empêcher Elisabeth d'accéder au
trône le 17 novembre 1558, à sa mort.
Elisabeth voulait la paix, le confort et la
tolérance pour tous et veilla surtout,
conseillée en cela par Sir William Cecil, le
futur Lord Burghley, à la stabilité du royaume
et à l'ordre des fiances. Le commerce et les
échanges maritimes fleurissaient, les prémices
d'un ordre social intérieur étaient jetées,
le catéchisme réformé fut introduit. Elle
était fréquemment poussée au mariage mais
Elisabeth répétait inlassablement qu'elle
entendait mourir en reine célibataire. La
"reine vierge" avait pourtant des
amants et n'est absolument pas gênée quand son
amant Sir Walter Raleigh dénomme d'après elle
un état tout nouvellement conquis aux
Amériques "la Virginie". Ses
relations étaient passionnées avec le comte
d'Essex et le comte de Leicester. Elle fit
exécuter Essex en 1601 pour haute trahison
après qu'il eut fomenté un soulèvement. Le
combat sans relâche auquel elle se livre avec
la reine d'Écosse, Marie Stuart a des raisons
personnelles et religieuses. Marie est
prisonnière au château fortifié de
Fotheringhay pour avoir participé à un complot
contre Elisabeth. Celle-ci hésita longtemps
avant de signé l'acte d'accusation, elle s'en
imaginait les conséquences. Les citoyens de
Londres se réjouirent et festoyèrent après
l'exécution de 1586, mais le pape envoya ses
troupes vers l'Angleterre pendant que Philippe
II d'Espagne y joignait son Armada. Ils furent
pourtant anéantis par la flotte britannique en
1558. Elisabeth était alors la maîtresse
incontestée d'un puissant royaume protestant et
elle dû pourtant accepter comme successeur
Jacob, le fils de Marie Stuart. La reine était
cultivée et intelligente mais aussi fière et
capricieuse et aussi têtue qu'égoïste.

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