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La
famille Benincasa, une riche famille de
teinturier de Sienne, n'est pas très heureuse
quand la fille de la maison refuse le mariage
qui lui était proposé. À sept ans déjà elle
avait fait voeu de pauvreté et d'abstinence.
Elle travaille donc comme simple servante et
entre à 15 ans dans l'ordre des Dominicains.
Raymond de Capua devient son père spirituel et
bientôt la réputation de l'ardeur auprès des
malades comme la rigueur de l'ascèse qu'elle
s'impose dépassent les frontières. On parle
déjà de visions et de miracles, la dévotion
conventionnelle lui est pourtant assez
étrangère. Elle doit de défendre de ses
penchants mystiques en 1374 devant la convention
générale des Dominicains à Florence. Les
puissants de ce monde cherchent quant à eux son
conseil.
En
1376, elle part pour Avignon pour tenter de
convaincre le pape Grégoire XI de revenir à
Rome. Il semble qu'elle soit aussi intervenue
lors des négociations de paix pour Florence.
Depuis sa cellule, elle dicte inlassablement des
lettres empruntes d'une foi profonde ainsi que
d'un humanisme à partir duquel elle enjoint les
rois à oeuvrer pour la paix et à obéir au
pape. Elle y parle aussi de ses expériences de
l'au-delà, sa véritable patrie. Son style
simple et évocatif est un excellent témoin de
la langue parlée au XIVème siècle. "La
lumière de la foi" écrit-elle en 1378
dans "Libro della divina providenza".
C'est le dialogue d'une âme avec Dieu et le
thème central est la reconnaissance de Dieu et
des prédictions. En 1377 elle fonde le couvent
Belcaro mais le pape Urbain VI la convainc de
venir à Rome en 1378. Catherine, l'actuelle
sainte patronne de l'Italie est canonisée en
1761

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