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La
soeur aînée du roi de France François Ier
épousa en seconde noces, après la mort de son
premier mari, Henri II de Béarn, roi du petit
royaume Pyrénéen de Navarre. Marguerite
n'était pas heureuse dans ces deux mariages
décidés sans autres raisons que politiques.
Elle vivait plus souvent à la cour de son
frère puis dans son château de Nérac. Elle
est une des rares qui restera fidèle au roi
après la défaite de Pavie mais son voyage à
Madrid en 1527 ne fut d'aucun secours pour
délivrer François Ier des prisons de
l'empereur Charles Quint. L'aimable "mère
de la Renaissance" se consacre alors
entièrement à l'étude des arts et de la
science et le poète Clément Marot devient son
secrétaire.
Marguerite
est tolérante, elle s'engage pour les
réformateurs et oeuvre pour concilier les
religions. Elle offrira refuge aux protestants
et défend des écrivains persécutés, elle
même fut d'ailleurs censurée par des
théologues de la Sorbonne. Dans ses oeuvres,
elle fait le liens entre l'humanisme de la
Renaissance et l'émergence de la Réforme dans
un style léger et très personnel. Elle
écrivit des poèmes mystico-religieux et des
mystères visionnaires mais aussi des histoires
impertinentes qui ne furent publiée qu'après
sa mort en 1559 sous le titre "Heptameron",
"le livre des sept jours" en
référence au "Decameron" de
Boccaccio. C'est un cycle de nouvelles autour de
l'amour et de la morale, où une joyeuse
compagnie, retenue par le mauvais temps, se
raconte 72 histoires incroyables. On y parle
d'évènements récents ou historiques, avec
certaines clés on peut reconnaître des
personnages, amis de la reine ou influents.
Marguerite fut aussi la première à écrire en
français des pièces de théâtre.

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