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Isadora
Duncan a grandit dans le San Francisco de la
ruée vers l'or puis à Chicago. Son père
était écossais qui abandonna rapidement la
famille, et sa mère, une irlandaise, dut
nourrir la famille en donnant des cours de
piano. Isadora sut très tôt ce qu'elle voulait
faire: elle serait danseuse. Elle reçut une
formation de danse classique mais entama
rapidement une réforme de la danse, s'inspirant
des danses de choeur grecs antiques, elle
voulait arriver à une danse expressive
naturelle. Ses apparitions était des
révolutions esthétiques parce qu'elle dansait
librement sur fond de musique classique et
justifiait psychologiquement l'expression de ses
sentiments sur scène. Isadora Duncan dansait
sans bas et sans chaussures, non maquillée et
le corps nu à peine couvert d'un ample
vêtement. Le décor était sobre: un rideau
gris sans autre décoration. L'ancienne garde
était choquée, les "connaisseurs"
ravis. Auguste Rodin l'admirait car elle
apportait la vie dans la danse. Jean Cocteau
s'étonnait du "feu" qu'elle
dégageait et ne parlait pas seulement de danse
mais aussi de la vie non conventionnelle qu'elle
menait. Le monde entier lui fit un accueil
triomphale, exception faite de la prude
Amérique. Infatigable, elle défendait sans
relâche dans ses conférences et des livres une
nouvelle façon de se mouvoir et créa avec sa
soeur Elisabeth plusieurs écoles de danse. En
1922, elle épouse Sergheï Essenine, un poète
russe de 18 ans son cadet. Le destin d'Isadora
Duncan sera tragique: ses deux enfants
trouveront la mort dans une voiture qui tomba
dans l'eau, Essenine se suicide un an après
leur séparation et elle fut étranglée lors
d'un voyage en voiture sur le Riviera par sa
propre écharpe.

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